L’Histoire de la Chine et celui de sa  boisson favorite se confondent. Le théier  y est l’une des premières plantes cultivées. L’évolution de la culture du thé est indissociable de la formation de la pensée chinoise et du développement des religions bouddhiste et taoïste. De siècle en siècle, les communautés de moines et de paysans ont plantés des théiers et perfectionnés les techniques de culture et de dégustation.

Le thé devient boisson impériale dès le VIIIème siècle. Boire du thé devient un art et incarne un état d’esprit, il symbolise le chan (zen), le contrôle de soi, l’hospitalité, la sérénité. Mais aussi le raffinement et l’élégance. Les maisons de thés deviennent omniprésentes et sont les lieux de socialisation et de culture par excellence, on y trouve des œuvres d’art, de l’opéra, des musiciens, des poètes…

Aujourd’hui encore, en Chine, au Japon et dans la plupart des pays asiatiques, le thé s’impose pour honorer ses hôtes, il permet de « prendre de la hauteur » par rapport aux événements, de s’y préparer dans le calme et la sérénité afin de les aborder dans les meilleures conditions possibles.

Le thé – breuvage millénaire, le plus consommé après l’eau.

De  nombreuses légendes racontent l’origine du thé. L’une des plus célèbres et des plus anciennes daterait de 2 700 avant J.-C. : c’est l’empereur chinois Shennong, qui aurait découvert le thé et ses vertus thérapeutiques.

Dans la mythologie chinoise, l’empereur Shennong est le dernier des Trois Augustes, les Empereurs mythiques. Il serait le fondateur de la médecine chinoise (acupuncture et phytothérapie) et développa également l’agriculture. Botaniste de génie, il avait pour habitude d’observer et de répertorier toutes les plantes; il  étudia les végétaux et les vertus curatives des plantes pour analyser leurs effets sur sa personne. Il fut ainsi l’auteur du Traité des Plantes Médicinales, l’un des fondements de la médecine chinoise traditionnelle.

Un des édits prit par l’empereur préconisait que tout eau potable soit bouillie avant consommation, et ce, à des fins hygiéniques. La légende raconte qu’un jour d’été, alors que l’empereur visitait une région éloignée de son royaume, lui et sa cours décidèrent de s’arrêter pour se reposer. Conformément à on edit, les fonctionnaires commencèrent à faire bouillir de l’eau avant de la boire. Au cour de cette préparation, des feuilles séchées tombèrent dans l’eau bouillante depuis un buisson situé à proximité, formant ainsi une substance brune dans l’eau.

Curieux, l’Empereur goûta ce breuvage improvisé et apprécia sa légère amertume et son parfum délicat.

Shennong réalisa alors qu’il était assis sous un théier sauvage. En observant son ventre, il put constater tous les bienfaits du thé sur son organisme. Quelques feuilles tombées dans son eau suffirent alors à le convaincre des vertus de ce breuvage.

C’est ainsi que, selon la légende, le théier est devenu une plante bénéfique pour tous les sujets de l’Empereur de Chine.

Au cours de son observation, il put constater que le thé avait le pouvoir de désintoxiquer de nombreux poisons. De nombreux ouvrages de médecine chinoise ont toujours conseillé son utilisation pour la santé. Une multitude d’expériences furent conduites pour établir les multiples bienfaits de cette plante qui fut dès lors considérée comme un médicament.

Avant d’aborder les vertus de cette boisson ancestrale, voyons l’évolution de sa consommation au fil du temps, consommation qui a donc débuté en Chine, berceau du thé.

L’âge du thé bouilli :

C’est sous la dynastie des Han de l’Ouest (206 avant JC – 24 après JC) que le thé fait son apparition comme boisson thérapeutique Mais, l’histoire du thé commence sous la dynastie Tang (618-907 après JC). A cette époque, le thé n’était pas infusé mais bouilli. C’est à cette époque que naît l’art du thé avec le premier Grand Maître de Thé Lu Yu (733-804 après JC) et son ouvrage de référence, Le Classique du thé.

Les feuilles de thé étaient alors transformées (étuvées, broyées, séchées) et compressées en galettes pour faciliter leur transport jusqu’en Mongolie ou au Tibet en empruntant la célèbre Route du Thé et des Chevaux. Les moines bouddhistes jouèrent eux aussi un rôle important dans le développement de cette boisson en plantant des théiers autour des monastères. Ils prirent goût à ce breuvage et avaient pour habitude de le boire pendant les séances de méditation, pour ses vertus éveillantes. Ainsi, il se diffuse d’abord à l’ensemble de l’Extrême-Orient de tradition bouddhiste, par exemple en Corée et au Japon où la tradition zen valorise la consommation du thé vert.

La préparation et la dégustation du thé se codifièrent à cette période. Le thé ressemblait alors à une soupe à laquelle on ajoutait une pincée de sel. Les Chinois consommaient alors même les feuilles infusées. De nos jours, le thé au beurre de yack salé du Tibet témoigne de cette façon de préparer le thé.

L’âge du thé battu

Sous la dynastie Song (960-1279), le thé acquit ses lettres de noblesse en devenant la boisson de l’Empereur de Chine, qui adopta le titre de « Maître de Thé ». La consommation du thé commença à se démocratiser au sein de la société, et les maisons de thé se multiplièrent.

Le thé n’était alors plus conditionné en briques mais broyé en une fine poudre. Il était ensuite battu dans de l’eau très chaude avec un fouet en bambou, jusqu’à l’obtention d’une mousse délicate. De nos jours, le thé vert matcha japonais est encore préparé de cette façon. Ce mode de préparation si particulier perdure en effet au pays du Soleil Levant car deux moines japonais, en visite en Chine au IXème siècle, découvrirent le thé et l’importèrent dans leur pays. La méthode de préparation du matcha n’a pas évolué depuis, et la cérémonie de thé japonaise, le Chanoyu, en est l’héritière directe.

Thé Matcha japonais

L’âge du thé infusé

La consommation de thé comme on la connaît aujourd’hui prit forme sous la dynastie Ming (1368-1644). Pour simplifier et favoriser l’essor de la production, l’Empereur de Chine décida de supprimer le moulage en briques et de commercialiser le thé en feuilles. C’est aussi l’apparition des premières théières telle que l’on connaît de nos jours, ainsi que du gaiwan, une tasse avec une soucoupe et un couvercle, ce dernier servant à bloquer les feuilles de l’infusion que l’on boit à même la tasse. C’est aussi à cette période que l’on vit apparaître les différentes couleurs de thé, les Chinois privilégiant encore aujourd’hui principalement le thé vert.

C’est sous cette forme infusée que l’Occident découvrit le thé à partir du XVIème siècle, et son succès est allé grandissant depuis.

Les différentes variétés du thé :

Le thé est issu d’un arbrisseau de la famille des camélias,  des Théacées, originaire de la Chine méridionale, plus précisément du Yunnan où il est connu et cultivé depuis l’Antiquité : Le théier, ou arbre à thé, ou tout simplement thé (Camellia sinensis).

Il est, à l’heure actuelle, cultivé dans toute l’Asie du Sud-est. A l’état sauvage, le théier peut atteindre dix mètres ; toutefois en culture, on le laisse rarement dépasser trois mètres.

Plantation de théiers

On distingue trois formes de cette espèce cultivées dans le monde entier : le Camellia sinensis assamica (Assam), le Camellia sinensis sinensis (Yunnan) et le Camellia sinensis cambodiensis. 

L’importante variété de thés existant au monde s’explique par le grand nombre de terroirs, de cultivars (variétés de théier), de modes de culture ainsi que par le traitement subi après la récolte, qui peut comprendre jusqu’à 14 étapes.  Ces facteurs déterminent le goût et la qualité du thé produit. Les thés obtenus sont différenciées par leur « couleur » : noirs, verts, Oolong, jaunes, blancs et post-fermentés. Ainsi, ils ne proviennent pas de différentes espèces de théier, comme on l’a longtemps cru en Occident, mais sont obtenus en traitant différemment les feuilles récoltées. 

Les feuilles de thé fraîches, comme tous les végétaux rouillent ! C’est ce qu’on appelle souvent « fermentation » mais qui correspond en réalité à une oxydation. Au fil des siècles les Chinois ont mis au point une multitude de techniques pour contrôler avec précision cette oxydation. Les méthodes de séchages des feuilles et de blocage de l’oxydation sont nombreuses (grillées au wok, étuvées, cuites à la vapeur, séchées au soleil,…). Plus les feuilles sont oxydées, plus elles noircissent et donnent à l’infusion une liqueur orangée ou rouge :

  • Non fermenté, -10% d’oxydation : les thés verts, comme la couleur vert ambré qu’ils prennent une fois infusés, ne subissent aucune fermentation : aussitôt cueillies, les jeunes pousses sont torréfiées à haute température. C’est le thé le plus fort et le plus rafraîchissant. C’est aussi celui dont les indications sont les plus larges. Le plus connu est le « Long Jing = Puits du Dragon » mais le plus consommé – en particulier dans les pays arabes avec de la menthe – est le « Gun Powder » dont les feuilles sont d’abord roulées puis séchées. Le thé au jasmin qui vous est proposé dans les restaurants chinois est excellent. Sa consommation doit cependant en être limitée car, pris régulièrement, il peut entraîner eczémas et/ou démangeaisons.
  • Faiblement fermenté, entre 10 et 20% d’oxydation : les thés jaunes. Thés d’origine chinoise, les plus fins et souvent les plus rares des thés, très délicats, ce sont des thés verts qui subissent une légère fermentation à l’étouffée et leurs feuilles ne sont pas travaillées. Seuls les bourgeons duveteux sont utilisés.
  • Légèrement fermenté, 20-30% d’oxydation : les thés blancs .Thés d’origine chinoise, à l’instar des thés jaunes, ils sont très délicats et subissent une très légère oxydation, seulement en surface. Les trois premières feuilles, dont le bourgeon, peuvent être présentes, toujours entières. Elles sont simplement flétries, puis séchées. Celui qui possède le plus de vertus médicinales est le thé blanc, « Jin Zhen = aiguille d’argent » : il est récolté deux fois par an selon un protocole très élaboré. Sa saveur est subtile. Il est rare donc cher.
  • Semi-fermenté, 20-70% : les « dragons noirs » ou Wulong (parfois appelé « bleu » ou « bleu-vert ») – Les thés oolong : les feuilles sont d’abord mises à fermenter quelques jours à quelques semaines avant d’être séchées au soleil ou près d’un feu. Leur saveur est douce et délicate, leur nature profonde légèrement fraîche et leur couleur plutôt jaune ambrée.
  • Totalement fermenté, 80-90% d’oxydation : les thés rouges (les thés noirs occidentaux) : leur fermentation est beaucoup plus longue, ce qui leur enlève en grande partie leur nature fraîche. Ils sont ensuite soit séchés au soleil ou près d’un feu, soit fumés avec différentes essences de bois qui leur confèrent alors des saveurs variées. Leur couleur est marron rouge. Ce sont les plus réputés pour favoriser la baisse du cholestérol et lutter contre la prise de poids ; ils sont aussi les plus efficaces pour limiter les nausées de la femme enceinte surtout en y ajoutant du gingembre sec. Un des plus connus dans notre pays est le fameux Tuo Cha qui se présente compacté sous la forme d’un nid d’oiseau. Cette présentation, toutefois, lui ôte une bonne partie de ses propriétés.
  • Post-fermenté, + de 90% : les thés de type Pu’er

Les couleurs du thé se réfèrent à la couleur de l’infusion: du cristal transparent d’un thé blanc au brun profond d’un thé noir, mais aussi toutes les nuances des verts, jaunes, ocres, ambrés, cuivrés, …

Pour bénéficier au mieux de ses vertus, il est conseillé d’utiliser un thé de qualité provenant d’une récolte nouvelle de préférence. La plante s’étant reposée pendant les mois d’hiver, la sève s’est régénérée et elle offre ainsi, au printemps, le meilleur de ses essences. L’environnement dans lequel le thé est cultivé a aussi son importance : les forêts, les sources et l’air pur des montagnes, à l’abri de la pollution, sont les conditions idéales pour qu’un thé soit plus efficace lors d’un traitement. 

Le thé doit toujours être consommé avec modération, sans excès (trois à quatre tasses en moyenne par jour). En règle  générale, il ne faut pas boire trop de thé avant le coucher, et choisir la  qualité qui convient selon son état et selon la saison.

Les Six bienfaits ancestraux du thé , « roi des boissons »

Le poète Lu Tung, connu sous comme « Le fou du thé », écrivit, un éloge de la boisson merveilleuse, dont un magnifique et désormais légendaire « Chant du thé » :

« La premier tasse humecte mes lèvres et ma gorge.

La deuxième bannit ma solitude.

La troisiéme dissipe la lourdeur de mon esprit, rendu confus par tant de lecture.

La quatrième exhale une légère transpiration, dispersant par mes poress toutes afflictions de la vie.

La cinquième me purifie.

La sixième m’ouvre le royaume des immortels.

la septième, ah que ne puis-je en boire d’avantage !

je ne perçois plus le souffle du vent qui enfle mes manches.

Transporté par cette douce brise, je gagne les cieux. »

En médecine chinoise, le meilleur moyen de rester en bonne santé est de s’accorder à l’environnement et aux changements apportés par les saisons. Elle considère l’unité de l’âme et du corps, de l’homme et de l’univers. Ainsi, nous ne consommerons pas le même thé selon la saison, le moment de la journée ou encore selon les propriétés désirées.

Il est traditionnellement recommandé de privilégier le thé vert en été et au printemps pour sa nature rafraichissante. En hiver et en automne il serait bon de boire du thé noir, car il est de nature réchauffante, et sa richesse en théine permet de stimuler le système nerveux et de redonner de l’énergie.

La saveur du thé (cha ye) est amère et douce. Sa nature est Fraîche et va plutôt refroidir le corps et ralentir la circulation du sang et de l’energie. Les méridients destinataires du thé vert sont le coeur, foie, estomac, vessie et le gros intestin.

« Avec une saveur amère, le thé aide l’esprit, combat la fatigue, stimule le corps, réduit le poids, stimule la vision » Shen Nong Ben Cao Jing (Première matière médicale de la pharmacopée chinoise – environ 1er siècle ap. jc. – Dynastie des Han).

Les feuilles du théier Camellia sinensis occupent depuis des millénaires une place de choix dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise pour leurs vertus sur la santé et le bien-être. Il existe d’ailleurs un proverbe chinois bien connu affirmant « Un peu de thé tous les jours éloigne le médecin pour toujours ».

Voici donc les six bienfaits ancestraux de cette plante aux saveurs subtiles et aux vertus parfois insoupçonnées.

1. LE THÉ GARDE L’ESPRIT ÉVEILLÉ

Les moines bouddhistes ne n’y sont pas trompés. Ils consomment depuis des siècles du thé au cours de leurs séances de médiation, pour se tenir éveillés tout en préservant leur sérénité. Le thé est en effet la boisson idéale pour combattre la fatigue. Si le café procure un effet coup de fouet, la théine (il s’agit en réalité de la même molécule que la caféine) ne passe pas aussi rapidement dans le sang. Cette différence est due aux tanins du thé qui ralentissent l’assimilation de la théine par l’organisme. Par conséquent, l’effet revitalisant est moins intense, mais il dure plus longtemps car il s’étale dans le temps : 3 à 6 heures environ.

Le thé permet une augmentation rapide de la vigilance et a une Action stimulante sur l’intellect.

2. LE THÉ FACILITE LA DIGESTION

Les populations du Yunnan et du Tibet sont habituées à des hivers qui comptent parmi les plus rigoureux au monde. Pour survivre à ce climat extrême, elles se nourrissaient auparavant de viande de yack séchée et de beurre rance (ajouté à même le thé selon la recette tibétaine traditionnelle !). Les villageois accompagnaient les repas de thé pu-ehr, reconnu pour ses propriétés digestives et surtout son rôle dans l’absorption des graisses. De nos jours, on apprécie encore un thé pu-ehr après un repas copieux pour retrouver et favoriser une digestion légère ! La science a démontré que Les polyphénols et les théaflavines qu’il contient diminuent l’absorption les lipides dans l’intestin, et facilitent donc la digestion. Le thé permet ainsi dissiper la stagnation d’aliments. Il atténue les méfaits d’un excès d’alcool.

3. LE THÉ RÉGULE LE CHOLESTÉROL

On le consomme en Chine depuis des centaines d’années pour ses qualités anti-graisses. Les bienfaits du thé pu-erh s’expliquent par sa richesse en polyphénols, et notamment en théaflavines, des antioxydants qui diminuent l’absorption intestinale des graisses. Grâce à eux, le thé pu-erh joue un rôle vertueux sur le taux de cholestérol sanguin, ce que les populations du Yunnan avaient constaté de façon empirique il y a bien longtemps. Cette fonction est cependant controversée de nos jours.

4. LE THÉ RENFORCE LES DÉFENSES NATURELLES

Dans les textes chinois sur les plantes médicinales, les feuilles du théier sont décrites comme indispensables pour se maintenir en bonne santé. Le thé est ainsi depuis toujours très apprécié durant l’hiver ou aux changements de saison, lorsque nous sommes plus sensibles aux attaques bactériennes ou virales. Le thé blanc en particulier contient de précieuses épigallocatéchines, des antioxydants qui permettent de mieux résister aux virus, et renforcent les défenses naturelles en venant renforcer les cellules de l’immunité.

5. LE THÉ AMÉLIORE LE CONFORT ARTICULAIRE

La médecine traditionnelle asiatique consomme du thé depuis des millénaires pour ses vertus exceptionnelles sur la souplesse des articulations. Grâce à une technique de fabrication qui stoppe l’oxydation des feuilles après leur cueillette, le thé vert offre ainsi une grande concentration en catéchines, et notamment en épigallo-catéchines-gallates (EGCG), qui aident à combattre les radicaux libres. Or ces derniers sont responsables du vieillissement cellulaire, qui met les articulations à rude épreuve. Boire du thé vert contribuerait donc à retrouver souplesse et légèreté dans les mouvements. Frais par nature il permettrait également d’apaiser les éventuelles inflammations. 

Plusieurs études ont observé le lien entre la densité minérale osseuse (un marqueur de la santé de nos os) et la consommation de thé. En 2007 des chercheurs rapportaient que les femmes ménopausées qui boivent régulièrement du thé semblent conserver des os en bonne santé pendant plus longtemps.

Une étude beaucoup plus récente a suivi un groupe de 171 femmes ménopausées souffrant d’ostéopénie (qui précède l’ostéoporose) qui ont été assignées en double-aveugle et de manière aléatoire soit à prendre 500 mg de polyphénols de thé vert soit à effectuer 3 séances d’une heure par semaine de Tai Chi soit les deux en même temps soit à prendre un placebo, tout ceci pendant 6 mois. Au terme de l’étude les femmes qui ont pris le thé vert et/ou qui ont fait du Tai Chi ont vu leur densité minérale osseuse et leur force musculaire augmenter, deux paramètres qui pourraient protéger des fractures.

Le thé agirait en réduisant le stress oxydant et l’inflammation, à l’origine d’une perte de masse osseuse et de masse musculaire.

6. LE THÉ APAISE LE CORPS ET L’ESPRIT

La pharmacopée chinoise conseille le thé wulong pour ses vertus apaisantes depuis des décennies. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le thé permet aussi de se relaxer ! Rien de tel après une journée de travail, ou pour dénouer les tensions. Cet effet bénéfique est dû à la présence de L-théanine, un acide aminé présent naturellement dans le thé, et réputé pour son action positive sur la relaxation.

UNE ACTION ANTIOXYDANTE EXCEPTIONNELLE 

Philippe Sionneau a écrit un article très intéressant à ce sujet, article que je vous retransmets intégralement ci-dessous. Il y développe le potentiel anti-oxydant des feuilles de thé :

« De nombreuses recherches récentes un peu partout dans le monde occidental montrent clairement le fantastique potentiel bénéfique du thé sur la santé. En effet les feuilles de thé contiennent des quantités importantes de certaines substances antioxydants (les polyphénols, les flavonoïdes) qui ont une action contre les radicaux libres et qui protègent nos cellules des agressions quotidiennes. Cette haute teneur en antioxydants est comparable et dépasse même les légumes et les fruits riches en polyphénols. La revue scientifique Free Radical Research (USA) à publiée dans son volume 30, en février 1999 une étude qui compare l’effet antioxydant de certaines substances. Il en découle les conclusions suivantes :

2 tasses de thé
=
7 verres de jus d’oranges
=
20 verres de jus de pomme
=
6 pommes
=
3,5 verres de jus de cassis

Une autre étude faite par la Boston Tufts University a mesuré l’effet antioxydant du thé en le comparant à 22 autres légumes comprenant par exemple le brocoli, le maïs, l’oignon, l’ail, et les carottes. Le thé est arrivé en tête de ces vingt deux légumes. Cette recherche a également souligné que le thé a une capacité supérieure pour absorber les radicaux libres. Il est à noter que 85 % des antioxydants du thé sont libérés dans les 3 à 5 premières minutes d’infusion. Après une simple tasse de thé, l’organisme bénéficie d’une forte activité antioxydante dans les deux ou trois heures qui suivent. Ce pouvoir antioxydant du thé est quatre fois plus puissant que la vitamine C. Un de ces constituants le Gallate Epigallocatechol-3 (EGCG) quant à lui est 200 fois supérieurs aux vertus antioxydantes de la vitamine E !

Les radicaux libres sont des substances qui lèsent nos cellules. Or, les scientifiques sont de plus en plus d’accord sur le fait que ces lésions seraient à l’origine de certains cancers, des maladies cardio-vasculaires et des accidents vasculaires cérébraux. Ceci expliquerait les très nombreuses observations et recherches faites depuis vingt ans en Chine, au Japon, Aux USA, aux Pays-Bas, en Grande Bretagne, au Canada, etc. qui confirment les vertus thérapeutiques du thé. Nous pouvons maintenant dire avec certitude que la consommation régulière de thé diminue le risque de :

  • Maladies cardio-vasculaires (prévention des infarctus et des thromboses). Le thé stimule légèrement le cœur, assoupli les parois des vaisseaux sanguins, aide à éviter l’artériosclérose, empêche la formation de caillots
  • Cancers. C’est particulièrement vrai pour ceux qui sont induits par le tabac (poumon, pancréas, bouche, œsophage, larynx, rein, vessie) et par le mode alimentaire erroné du monde occidental (colon, rectum, prostate, sein, ovaire, endomètre).
  • Accidents vasculaires cérébraux. Le thé a une action anti-thrombotique. » Il l contribue à la souplesse des artères et à la fluidité du sang. Les études épidémiologiques montrent que par rapport aux non buveurs, les buveurs de thé ont moins d’hypertension ; leur risque d’accident vasculaire est réduit. Dans une étude contrôlée en double aveugle, des volontaires souffrant d’hypertension ont bu une tasse de thé noir par jour ; leurs pressions diastolique et systolique s’est abaissée. Ces bénéfices ont été maintenus, même en présence d’aliments gras et sucrés qui ont tendance à faire se contracter les vaisseaux sanguins. L’étude était conduite par le Dr Claudio Ferri (université de l’Aquila, Italie).

Autres bénéfices en MTC :

  • Clarifie la tête et les yeux : On dit aussi que le thé rend les yeux plus clairs et brillants.
  • Clarifie la Chaleur, élimine l’agitation
  • Favorise la diurèse
  • Arrête la diarrhée
  • Dissout les mucosités

Malgré toutes ses vertus, le thé présente tout de même des méfaits et contre-indications qui feront l’objet d’une prochaine actualisation… En attendant : Attention à la fluorose !

Le thé est une source importante de fluor. Une consommation trop importante est possible si vous êtes un amateur de thé, en particulier en conjonction avec les autres sources de fluor (dentifrices, eau du robinet, etc.). L’intoxication au fluor s’appelle la fluorose. Lorsque celle-ci touche le squelette peuvent apparaître des douleurs articulaires et des fractures malgré une densité minérale osseuse élevée. Surveillez donc vos apports en fluor.

Source : 

http://sante-vitalite.over-blog.com

https://www.thesdelapagode.com/

http://sionneau.com

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