L’équilibre acido-basique en médecine chinoise

Nous avons déjà abordé l’équilibre acido-basique. Ce concept a le vent en poupe en ce moment et les publications à ce sujet se multiplient. Si l’équilibre acido-basique a son importance, il ne faut pas non plus qu’il tourne à l’obsession. Jean Pélissier explique très bien ce concept à travers la MTC et nous rendons compte qu’il n’a rien de nouveau….

Il s’agit « tout simplement » d’un équilibre entre le Yin et le Yang, ces deux forces opposées, interdépendantes et complémentaires, l’alcalin étant Yin et l’acide, Yang… Je vous laisse lire l’exposé de Jean Pélissier, qui vous pouvez également retrouver sur son site.

 » À l’heure actuelle, un concept est mis en avant dans de très nombreuses publications, dans la bouche de très nombreux praticiens : « Allons voir du côté de votre équilibre acido-basique pour comprendre tous vos maux».

C’est un facteur supplémentaire de peur et d’angoisse, car, pour le commun des mortels, il s’agit d’un terme un peu barbare. Or nous savons que l’inconnu est un grand facteur déstabilisant.

À part la petite languette que le profane va se procurer pour tester ses urines et qui la plupart du temps mettra en évidence une hyperacidité, ce qui d’ailleurs le fera encore plus angoisser, peu sont ceux qui savent ce qui se cache derrière ce terme : « Je suis en déséquilibre acido-basique ».

Nous verrons que cela n’est pas si compliqué à appréhender, et que la médecine chinoise avait déjà bien déblayé le terrain et surtout avait donné tous les moyens pour conserver un équilibre constant dans notre organisme.

Mais nous allons voir aussi, que tout est fait dans nos comportements modernes pour déclencher de tels déséquilibres qui aggravent notre état de santé rendant alors notre troisième ou quatrième partie de vie difficilement gérable.

QUE DIT LA MÉDECINE MODERNE ?

Nous avons d’un côté dans notre corps des éléments qui seront acides et d’autres, au contraire « alcalins », basiques.

Le pH nous permet de faire une mesure très précise de cette balance. Le chiffre 7 étant le point d’équilibre, quand on descend sous ce chiffre on tend vers l’acide et quand on le dépasse vers l’alcalin.

Une des grandes fonctions du corps humain est d’obtenir un équilibre permanent entre ces deux pôles. On appelle cela aussi l’homéostasie du pH.

Sauf que dans le corps, en particulier dans notre sang cette fourchette d’équilibre est très serrée. Elle se situe entre 7.38 et 7.42 !

Une notion importante se détache de ces chiffres. Nous verrons plus loin que dans la dualité Yin-Yang, le côté alcalin sera considéré comme Yin alors que le côté acide sera Yang. Or nous voyons que dans la balance du pH plasmatique, il y a une certaine alcalinité qui prédomine: ne disons-nous pas en MTC que le rôle fondamental du Yin est d’être assez puissant pour éviter que le Yang ne devienne prépondérant ?

Quand le pH du plasma descend, ou est aux alentours de 7.38, on parlera d’une tendance à l’acidose. Quant au contraire elle passe au-dessus de 7.42 on parlera d’alcalose. Sachant qu’un pH inférieur à 7 ou supérieur à 7.8 peut très vite devenir létal.

De manière ponctuelle (alimentaire, stress, colère, médicament…) le pH peut subitement devenir acide. Pour compenser cela, l’organisme met plusieurs moyens en œuvre pour réguler ce déséquilibre :

  • tout d’abord la respiration, la ventilation qui va augmenter en cas d’acidose et inversement en cas d’alcalose.
  • Ensuite, ce sont les reins qui vont entrer en action. Ce sont de puissants régulateurs du pH sanguin. Il y aura soit une augmentation (qui peut être ponctuelle) d’acide dans les urines, ou au contraire, elles pourront devenir alcalines.

Ceci se passe donc ponctuellement, en cas d’urgence si on peut dire. C’est l’autorégulation naturelle et permanente de l’organisme.

Mais si le déséquilibre devient chronique, et nous allons voir que c’est souvent un état d’acidose qui peut s’installer, le corps va tenter de s’auto équilibrer en puisant dans le bol alimentaire suffisamment de produits alcalins, entre autres des minéraux pour rééquilibrer le Ph.

S’il ne les trouve pas, si nous ne mangeons pas assez de fruits ou de légumes il va se servir dans le capital osseux (calcium) et dans le capital musculaire (potassium). Ce sont les dents et les os qui vont alors « trinquer ». Une fragilité dentaire et surtout une ostéoporose vont se mettre en place. Mais aussi l’apparition de crampes musculaires et un état de fragilité du muscle cardiaque.

Une autre notion importante quant à cette notion d’équilibre acido-basique. C’est principalement dans la journée que le corps produit de l’acide. C’est l’hyperactivité cellulaire qui en est la cause. Que ce soit celle qui se produit pendant un effort musculaire, quel qu’il soit, mais aussi durant le processus de digestion.

N’oublions pas que certaines cellules pour digérer le bol alimentaire vont produire un acide très puissant : l’acide gastrique par exemple dont le pH avoisine le 2 ! Si vous mettez votre doigt sur la paroi interne de l’estomac, il y a de fortes chances que votre peau soit attaquée.

N’oublions pas non plus que l’acide lactique produit dans les muscles en même temps que sa forme basique (le lactate) est un des produits clés dans la production d’énergie dans le muscle. Et quand l’effort devient excessif, il empoisonne le muscle.

L’acide est aussi indispensable dans un bon équilibre du vagin. Celui-ci produit un film protecteur naturel à base d’acide lactique qui fait que le pH vaginal fluctue entre 3.8 et 4.5.

La salive va aussi devenir acide, aux alentours de 6.5, au moment de la digestion du bol alimentaire.

 

Bref, toute cette activité « acidifiante » se produit naturellement dans la journée.

Quand elle est trop importante pour que les poumons et les reins puissent l’éliminer, elle va être stockée dans les tissus conjonctifs pour éviter que le sang ne se surcharge en acide. En effet celui-ci ne supporte que de très petites variations comme nous avons pu le voir.

La nuit, quand on dort, la production d’acide diminue. Le tissu conjonctif peut alors éliminer l’excès d’acide dans le sang, pour ensuite l‘éliminer par les poumons et les reins. Donc le sommeil, la nuit sert entre autres à faire ce grand nettoyage.

Mais si un déséquilibre s’installe, si tous ces processus d’auto régulation fonctionnent mal (on parlera en MTC « d’insuffisance d’énergie des Reins ou des Poumons »), si trop d’acide reste dans les tissus, cela va entraîner à la longue toute une série de symptômes, qui je vous le rappelle, ne sont que des signaux d’alarme émis par le corps pour que nous puissions enfin nous reprendre en main.

Citons-en quelques-uns :

  •   Accroissement de tous les états inflammatoires,
  • Ralentissement de tous les métabolismes,
  • Déminéralisation, ostéoporose,
  • Affaiblissement général de l’organisme,
  • Baisse de tonus,
  • Fatigue chronique,
  • Sentiment accru de stress,
  • Accélération du processus de vieillissement,  Pertes de cheveux,
  • Cellulite chez la femme et « gros ventre » chez l’homme,
  • Problèmes de libido
  • Crampes, spasmes, spasmophilie,
  • Allergies,
  • Brûlure et irritations des muqueuses et des orifices (yeux, vagin,oreille, anus),
  • Maladies endocriniennes, hyper ou hypothyroïdie
  • Manque d’appétit ou au contraire boulimie,
  • Bouche sèche, besoin de boire +++
  • Accélération des dégâts produits par les radicaux libres pouvant déboucher sur différents cancers.
  • Troubles fonctionnels digestifs, comme le « côlon irritable », etc.

C’est Hippocrate qui disait : « Certainement l’acide est-il le plus nuisible des différents états pouvant exister dans les humeurs ».

Quels sont les facteurs incriminés dans ces déséquilibres et en particulier dans l’apparition de cette acidose chronique ?

En premier lieu la diététique qui s’est totalement « dégradée » depuis ces dernières décennies.

Je ne vais pas vous refaire ici la liste des produits diététiques acidifiants ou alcalinisants. Vous les retrouvez très facilement sur la toile. Et d’ailleurs, vous verrez qu’il existe certaines contradictions entre les auteurs.

Tout d’abord un aliment acide n’est pas obligatoirement acidifiant et l’inverse est tout aussi vrai.

Je vous rappelle l’étude que j’avais faite sur les problèmes liés au jus d’orange. Ceci pour vous mettre en garde contre une prise excessive de jus d’orange et surtout le matin au réveil.

Nous savons qu’en médecine chinoise, nous avons cinq familles de saveurs qui chacune sont à mettre en relation avec un organe cible particulier.

La saveur acide est à mettre en relation avec le foie.

Une saveur prise dans de bonnes proportions est obligatoire pour le bon fonctionnement de l’organe cible. Par contre si on en consomme trop elle se retourne contre l’organe.

A fortiori si on la prend le matin.

En effet pour peu que l’on ait l’énergie du Foie « tendu », qui est à l’origine de symptômes comme l’insomnie de trois heures du matin, de remontées acides, ou d’hyperacidité dans l‘estomac, nous risquons, par cette prise matinale, d’augmenter toute la symptomatologie.

Revenons à notre orange.

Lorsqu’on la consomme, on commence par la peler. Mais il reste beaucoup de substance blanche collée aux quartiers du fruit.

Cette substance en pharmacopée chinoise est un Yao, un médicament qui permet de dissoudre le Tan, tout ce qui stagne anormalement dans le corps.

Dans toute épicerie chinoise, on trouve des sachets d’écorces de mandarines séchées, que l’on appelle Chen Pi, « vieille peau ».

On en met 2 à 3 cm2 dans une soupe pour dissoudre les graisses. Toutes les cuisinières chinoises connaissent cela.

Ensuite, toujours pour notre orange, en dehors de la partie charnue blanche, on a les quartiers de l’orange. Ils contiennent non seulement des fibres très

longues, mais aussi d’autres, très courtes, qui vont former comme du son. Ces deux types de fibres vont agir directement sur le péristaltisme intestinal et l’élimination des déchets.

Enfin, il y a le jus contenu dans le fruit et qui est la quantité nécessaire et suffisante d’acide pour tonifier le Foie, favoriser son rôle dans la circulation de l’énergie dans le corps et de « lubrification des tendons », puisque les tendons sont à mettre en relation avec cet organe.

Dans l’inconscient collectif, c’est donc insinuer le fait qu’un jus d’orange quotidien est bon pour la santé. Alors que c’est tout le contraire qui arrive.

Dans notre jus, on aura perdu la partie charnue blanche, la quasi-totalité des fibres. Et pour faire un verre, il faut l’équivalent de 2 à 3 oranges. Donc un excédent de saveur acide qui va agresser le Foie.

On fait tout faux. C’est pour cela que, dans les peuplades traditionnelles, on préfère de loin le fruit au jus de ce fruit.

Dans le même ordre d’idée, il est loin d’être judicieux d’introduire de façon trop précoce les agrumes chez les nourrissons et enfants en bas âge. Ils ont un foie très petit qui risque fortement d’être agressé par cette hyperacidité.

Plus que jamais, il convient de suivre ici, la règle de diététique suivante qui est

de ne pas consommer de fruits après les repas.

Non seulement le fruit stagnera dans l’estomac et ne sera pas assimilé par l’intestin grêle. Mais son acidité va empêcher la digestion des féculents ou légumineuses.

On pourrait tenir le même discours quant à la prise excessive de jus de citron. Rappelons-nous le vieil adage chinois : « un même produit peut aussi bien nous guérir que nous tuer. Tout dépend de la dose ».

Mais revenons à nos aliments acidifiants. Sont considérés comme TRES acidifiants :

 

  •   Tous les sucres raffinés,
  •  Toutes les farines raffinées,
  • Les graisses saturées comme celles que l’on trouve dans les produits animaux.

Mais aussi toute une partie de la « nouvelle diététique » mondialisée :

  •  Les pizzas, les tacos,
  •  Les hamburgers, les kebabs
  • Les cafés expressos en excès,les sodas 
  • Les viennoiseries,
  •  Les fromages en particulier issus du lait de vache.

Certes, de petits plaisirs de temps en temps ne portent pas à conséquence.

Mais quand cela devient quotidien, voir pluriquotidiens, bonjour les dégâts !

Prenons un exemple : le « coca ». Cette boisson universelle qui a tendance à remplacer le thé dans le monde entier contient entre autres une grande quantité d’acide phosphorique. Savez-vous quel est le pH de votre verre de coca : 2.5 !

Essayez d’en mettre sur un bord émaillé de votre lavabo : vous verrez les dégâts. Et je ne parle pas ici de la quantité de sucres raffinés qu’il contient (10 pour un verre !).

Bref, on a calculé que pour faire un rééquilibrage acido-basique de ce verre de coca, il faudrait absorber en même temps une grande assiette de légumes et autant de fruits !

Mais la liste de ces aliments acidifiants ne s’arrête pas là. On y retrouve :

  •  Les charcuteries,
  •  Les tomates cuites,
  • Les légumes secs (lentilles, pois, haricots…), 
  • Les protéines en général, etc.

Certes notre organisme a régulièrement besoin de protéines pour maintenir et nourrir « chairs et muscles ». Mais attention à la dangerosité des régimes hyper protéiniques. Ils font très rapidement pencher la balance du côté acide.

Ce sont des aliments considérés comme Yang en MTC, capable de tout brûler sur leur passage. Vous perdez du poids certes, mais à quel prix !

Étant donné notre propension à consommer des aliments excessivement acidifiants, nous devrions obligatoirement augmenter nos doses d’aliments alcalinisant.

On trouvera en tête de liste la majorité des légumes : Ail, Algues marines, Asperge, Aubergine, Betterave, Bette, Brocoli, Carotte, Céleri, Champignons, Chlorelle (algue), Chou, Chou frisé, Chou-fleur Feuille de luzerne verte, Feuille de chou rosette, Germination (tous les types), Laitue (tous les types), Légumes fermentés, Oignon, Panais (taux élevé de glycémie), Pissenlit, fleur comestible, Pois, Poivron, Rutabaga, Spiruline (algue) Chou-rave, Choux de Bruxelles, Citrouille, Concombre, Courge, Cresson de fontaine, Feuillage de moutarde, etc..

Mais les fruits ne sont pas en reste : Abricot, Avocat, Banane, Bleuet, Cantaloup, Cerise, Dattes, Figue Fraise, Framboise, Fruits tropicaux, Groseille, Mandarine, Melon d’eau, Melon miel mûr, Nectarine, Pamplemousse, Pêche, Poire, Pomme, Raisin, Tomate (mûre)…

Vous trouvez très facilement ces tableaux dans la littérature…

Une autre cause d’acidité importante de notre organisme, c’est l’apport excessif de médicaments chimiques. C’est une véritable agression acide que subit alors notre corps !

Mais aussi le tabac favorise grandement l’apparition d’un terrain acide.

Il n’y a pas que l’alimentation qui soit responsable de l’acidification de notre corps. Certes une bonne diététique et nécessaire pour aider le corps à conserver un bon équilibre, mais d’autres facteurs risquent de prendre le devant de la scène.

Citons pêle-mêle tous les états de stress, de surmenage, de manque de sommeil, de manque de mouvement ou au contraire de trop de sports, de colère, de violence, de pensées négatives…

C’est donc avant tout notre manière de vivre qui favorise l’apparition de tel ou tel type de terrain.

QUE DIT LA MÉDECINE CHINOISE ?

Elle a déjà tout dit et décrit depuis des millénaires quant à cet état d’équilibre acido-basique.

Il suffit de faire quelques transpositions sémantiques pour en comprendre les causes. À partir de là les méthodes de traitement et surtout de prévention découleront d’elles même.

Nous savons qu’un des principes de base en MTC est la conservation d’un équilibre entre deux forces opposées que sont le Yin et le Yang.

C’est exactement cette dualité que nous retrouverons dans l’équilibre acido- basique.

L’acide qui a une tendance « feu », destructrice, inflammatoire, hyperactive, volatile sera considéré comme le pôle Yang de l’équilibre.

À l’inverse, l’alcalin qui donne la solidité à la charpente osseuse, la force musculaire, qui est là quand le corps en a besoin sera de caractéristique Yin.

Chaque organe doit être en équilibre Yin-Yang quant à son fonctionnement pour conserver une bonne santé.

Et pour cela, seule l’application stricte des méthodes Yang Sheng Fa, de « préservation de la Vie » peuvent nous permettre de conserver cet équilibre, cette homéostasie acido-basique.

Nous n’allons pas toutes les rappeler ici. C’est tout l’objet de mes enseignements. Mais prenons quelques exemples très simples :

Quand nous disons que des mouvements de respiration consciente (2 à 300 fois) tout au long de la journée, sont à la base même de ces méthodes de prévention et de rééquilibrage de l’organisme, la médecine moderne explique de son côté que l’hyperacidité est régulée par l’expire.

Quand l’acquisition d’un bon sommeil est considérée comme un des ingrédients indispensables quant à la bonne recharge de notre Yin : dormir entre 6- 8h par nuit dans des créneaux horaires se situant entre 10-11h du soir et 4-5h du matin ! Que d’erreurs nous accumulons.

Quand la MTC enseigne que 10 minutes de relaxation équivalent à 3h de sommeil !

Quand nous expliquons que la batterie des reins doit être rechargée au quotidien pour redonner au corps sa capacité d’adaptation et d’auto guérison, cela revient à dire que quand cette énergie des Reins est insuffisante, elle perd entre autres sa capacité à éliminer l’excès d’acidité.

Quand la médecine occidentale parle d’insuffisance hépatique comme cause d’hyper acidité, nous parlerons d’excès « de Yang du Foie » et de « blocage et stagnation de sang et d’énergie au niveau du Foie », grande cause entre autres d’hyperacidité au niveau gastrique.

Quand la médecine moderne incrimine le stress comme une des grandes causes d’apparition de terrain acide, nous allons encore beaucoup plus loin et parlons de la « gestion des émotions ». Chaque émotion étant à mettre en relation avec un « logiciel-organe cible », quand celle-ci et trop puissante ou prend le dessus par rapport aux autres, ce sera une cause de déséquilibre interne. Et la plupart du temps c’est le Yin qui est atteint et c’est le Yang qui augmente.

Quand la médecine chinoise nous invite à avoir une diététique qui arrête de fatiguer inutilement notre organisme (je vous renvoie pour cela à mon dernier livre : « Vieillir en bonne santé et prévenir Alzheimer » paru chez Albin Michel), c’est évidemment pour conserver un équilibre dans notre corps.

Une des règles est la mise en place de ce que l’on appelle « l’assiette unique » (pas d’entrée ni de « sortie ») avec des proportions bien précises des aliments qui la compose : 50% de riz, et 50% de légumes avec, à un repas sur deux, l’apport de protéines animales ou végétales. La balance de cette assiette penche évidemment du côté Yin.

Quand la MTC vous invite à marcher en pleine conscience le plus souvent possible, à conserver la souplesse de vos articulations, à vous auto masser, à pratiquer des Qi Gong, c’est justement pour éviter que cette hyperacidité ne stagne dans vos tissus, et qu’elle soit le plus vite possible éliminée.

Quand une des grandes règles de cette diététique et de réguler nos apports hydriques pour éviter de fatiguer inutilement nos reins, soit en moyenne pas plus d’un litre tous liquides confondus, c’est pour éviter un épuisement de Yin des Reins et une augmentation du Yang, de « l’acidité ».

Quand il est dit qu’il faut boire tiède ou chaud et que la boisson de base devrait être du thé vert chinois, ce n’est pas le fruit du hasard. Une des grandes vertus de ce thé et d’aider à maintenir l’équilibre acido-basique dans le corps. C’est pour cette raison que les trois quarts de l’humanité en consommaient avant l’apparition de boissons acidifiantes.

La liste pourrait s’allonger à l’infini. De la gestion des émotions en passant par celle de la sexualité, de la diététique, de la manière de bouger son corps, tout concourt à retrouver de tels équilibres.

CONCLUSION

Elle tourne autour de deux « faux » concepts qui biaisent dès le départ la vision de notre santé.

Le premier est de nous faire croire que nous sommes des effets dans l’apparition de tous nos maux et non la cause. Et donc de s’en remettre en permanence à des causes externes, ayant perdu de vu que notre organisme a une capacité de régénérescence et de rééquilibrage infini, à condition de lui en redonner la possibilité par cette recharge permanente de la batterie.

Cette vision nous fait croire alors que la prise de simples « compléments alimentaires » est capables de suppléer à de tels déséquilibres !

Le deuxième est d’avoir une vision trop mécaniste du fonctionnement de notre corps, en mettant de côté l’aspect énergétique qui sous-tend la matière. Ce qui nous oblige alors à pondérer, peser, mesurer, calculer, doser.

Je pense ici par exemple aux « extrémistes de la bandelette », cet instrument de mesure du pH urinaire qui devient un vrai tic, quand ce n’est pas un trouble obsessionnel compulsif chez les partisans de ces mesures pluriquotidiennes.

C’est un peu comme regarder un écran de télévision avec une loupe. On n’en voit que les pixels.

Apprenons à prendre du recul, à voir l’ensemble du problème. À considérer par exemple qu’une colère très violente est à même d’augmenter votre pH (excès de yang) et peut être plus fortement qu’un déséquilibre alimentaire.

Et éviter les cumules : manger une pizza, accompagnée d’un coca, dans un état important de nervosité tout en regardant un film violent à la télé, avant d’aller au lit le soir, par exemple…

Un état d’acidose dans votre organisme, d’excès de Yang a mis plusieurs mois, voire plusieurs années pour s’installer et il ne faut pas croire au remède miracle.

Il convient de laisser le temps au temps et de se dire que seule l’application rigoureuse et régulière de ces méthodes Yang Sheng Fa, « d’entretien de la vitalité » est à même de redonner au corps le pouvoir de s’autoréguler. Certes, cela demande un peu de temps. Mais les résultats de toutes ces pratiques se trouvent obligatoirement au bout du chemin.

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